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Via Crucis
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Le chemin de croix du Vieux-Nice
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Autrefois, dans le Comté de Nice, les fêtes catholiques ponctuaient tout au long de l’année la vie des populations. De nos jours encore, l’attachement pour les anciennes manifestations et traditions d’essence religieuse demeure important.
Les célébrations de Pâques constituaient le point culminant de l’année, confondant à la fois le grand recommencement spirituel et l’éveil de la Nature. Les cérémonies débutaient le Jeudi Saint au soir avec le traditionnel Lavement des pieds, où une personnalité devait reproduire pour douze pauvres ou douze Pénitents le geste du Christ lavant les pieds des Apôtres.
Puis, suivait la messe de la Sainte Cène : après le Gloria, toute sonnerie de cloches était prohibée jusqu’au samedi soir. Enfin, on célébrait l’Office des Ténèbres durant lequel, pour simuler le chaos qui s’empare du monde à la mort du Christ, on utilisait les tarabacoula et les coucha-carema, pièces de bois et crécelles produisant dans l’église un tonnerre de sons discordants.
Après la fin de l’office, les visites des reposoirs dans les chapelles pouvaient débuter, jusqu’au Vendredi Saint, quand est célébré le souvenir du Chemin de Croix. Le Samedi Saint, les églises étaient fermées. Le dimanche enfin, dans le carillonnement des cloches, on célébrait la délivrance du monde et la Résurrection du Christ.
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