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LE CARNAVAL

HISTORIQUE (2/4)

Très vite, l’usage de projectiles divers s’instaure et devient le jeu essentiel de la fête carnavalesque. Bouquets de fleurs, bonbons, dragées, cigares pour l’élite. Haricots, farine, coquilles d’oeufs, pois chiches, puis confetti de plâtre deviennent les munitions privilégiées, pour être toutefois remplacées par les confetti de papier en 1892.En 1860 -1870, la saison hivernale est des plus brillantes.

Mais, la guerre de 1870 -1871, la chute du second Empire, éloignent la clientèle hivernale. Alors, en 1873, pour "redonner au Carnaval sa vigueur d’antan", est créé le Comité des Fêtes chargé d’organiser un défilé de chars, calvacades, mascarades et isolés, avec distribution de prix. Nice devient le carnaval urbain le plus célèbre de la planète, et sert de modèle au carnaval de Rio, La Nouvelle-Orléans, Québec et Viareggio qui voient le jour à la même période. Les têtes couronnées (le Prince de Galles, l’Empereur du Brésil) se pressent pour assister aux corsi sur le Cours Saleya, puis sur la Place Masséna, et participent aux batailles de fleurs, sur la Promenade des Anglais, dans leurs "breacks" fleuris.Le Carnaval de Nice connut des périodes d’interruption, lors des guerres de 14-18 et de 39-40.
En 1921 apparaissent les illuminations électriques.


INSPIRATION :

Le Carnaval tire son inspiration de thèmes traditionnels - allégories, bestiaires - pastiches des événements politiques et sociaux, satire locale. C’est l’univers du fantastique qui domine, avec des personnages mythiques et symboliques. Puis, peu à peu, le règne du Roi Carnaval s’inscrit dans un univers de soleil et de féérie.Les plus grands artistes "imagiers" du Carnaval de Nice sont ALEXIS MOSSA et son fils GUSTAVE-ADOLPHE MOSSA.

Ils représentent l’imagerie et la mythologie populaires et expriment un inconscient collectif, notamment "le monde de l’inversion" et l’"imaginaire fantastique". Le grotesque est leur moyen d’expression.

La musique, dont le rôle est primordial dans la fête, a toujours été associée au Carnaval. Elle traduisait autant le chaos symbolique, le charivari très populaire que l’allégresse de l’ordre retrouvé. Très vite, des orchestres prennent place sur les chars, et les musiques et fanfares militaires accompagnent les défilés. En 1905, la chanson officielle du Carnaval est créée. Paroliers et compositeurs entraient en compétition dans un concours qui devait sélectionner "la" chanson" : les chanteurs des rues l’interprétaient dans les quartiers de telle sorte qu’à Carnaval, tout le monde la savait et chantait pendant le corso. Les plus célèbres sont "Viva Carnaval", "Es Carnaval!!" (1909), "Velou, Velou!" (1922) qui célèbre le Pont-Vieux détruit cette année-là. L’auteur en est le célèbre barde niçois Menica RONDELLY.

Puis, dans les années soixante, le Jazz prend la relève, avant que ne participent aux corsi les artistes du show-business, tels que CARLOS, MIREILLE MATHIEU, PATRICIA KAAS, BILL BAXTER, ART MENGO, PHILIPPE LAVIL, LES NEGRESSES VERTES, GILBERTO GIL, SERGE LAMA, DICK RIVERS, etc...

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