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La fête de l'assomption
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Place de l'Ile de Beauté / Quai de la Douane
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Dans la religion catholique, l’une des figures les plus importantes et populaires demeure la Vierge Marie, symbole de la mère protectrice et consolatrice.
Les Niçois, qui ont tout au long des siècles manifesté une véritable et sincère ferveur religieuse, n’ont jamais manqué de célébrer avec amour la mère du Christ.
Nombre de fêtes traditionnelles lui rendent hommage et une impressionnante quantité de lieux de cultes lui est dédié, à Nice comme dans tous les villages du Comté.
De fait, à Nice on peut retenir l’église du port (Madone de l’Immaculée Conception), l’église du Vœu (Madone des Grâces), la Basilique Notre-Dame, l’église de Cimiez (Madone de l’Annonciation), ou encore la chapelle des Pénitents Noirs (Madone de la Miséricorde).
Dans le haut Comté, trois pèlerinages de premier plan sont consacrés à la Vierge : celui de la Madone de Laghet, celui de la Madone de Fenestre et celui de la Madone d’Utelle.
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Des sanctuaires innombrables
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Il serait vain, sans, doute, de vouloir recenser ici tous les lieux de culte dédiés à la Vierge. Nombre d’églises sont placées sous sa protection : celle du Port (Madone de l’Immaculée Conception), celle du Voeu (Madone des Grâces), la basilique Notre-Dame, l’église de Cimiez (Madone de l’Annonciation), la chapelle des Pénitents noirs (Madone de Miséricorde). N’évoquons que pour mémoire les édifices disparus : la cathédrale du Château, aujourd’hui ruinée (Sainte-Marie du Plateau), la chapelle de la Madone de Sincaire, leur nombre est incalculable.
Il ne faut pas omettre, bien sûr, les sanctuaires, parfois à l’intérieur même des églises : la Madone des Seoula, à Bellet, la Madone de la Merci, à Gairaut; ou simplement disposés dans une rue, comme la Madone du Malonat, ou celle, plus mystérieuse, dans sa niche de la Condamine aujourd’hui disparue, la Madona dei Manachou (la Vierge des va-nu-pieds), portée, chaque année en procession par les habitants démunis de ce quartier du haut Vieux-Nice. Bornons-là notre énumération, infinie, non sans évoquer bien sur les trois grands pèlerinages du haut Comté : la Madone de Laghet, la Madone d’Utelle et la Madone de Fenestre. |
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Les repères calendaires
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Paul Canestrier, dans son irremplaçable ouvrage, ne cite pas moins de quatre-vingt-treize chapelles pour tout le Comté de Nice, sans parler des églises paroissiales, toutes dédiées à la Vierge.
Il est donc naturel que cette omniprésence se retrouve dans le rythme du temps, au long de l’année. Ainsi, la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, est une fête qui draina vers les sanctuaires mariaux des milliers de pèlerins, comme l’Immaculée Conception, le 8 décembre (évidemment, neuf mois avant la Nativité), l’Annonciation, le 25 mars, et puis bien sûr l’Assomption, le 15 août.
La renommée des Madones du Comté de Nice, dans ces occasions, débordait largement ses frontières. Les pèlerins affluaient de Ligurie, et surtout de Provence, si bien que le passage du Var était ouvert en franchise de passeport, trois jours durant, autour de la date de la fête, afin de faciliter l’accès des visiteurs aux sanctuaires.
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Une trace dans la mémoire collective
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Qui pourrait dire, aujourd’hui, que le quartier de Bon-Voyage tire son nom de cette modeste chapelle, rencoignée entre un immeuble et la falaise, dédiée à la Madone qui protégeait les voyageurs en partance pour Turin ?
La Vierge du Port, elle, voit sa trace se perdre dans la construction du port Lympia lui-même, au milieu du XVIIIème siècle. Primitivement abritée dans une niche, à l’extrémité d’une digue aujourd’hui disparue, sa statue veilla sur les innombrables marins qui franchirent la passe, y compris sur les mécréants notoires que furent Joseph Bavastro et Joseph Garibaldi. Son église, commencée en 1840 et finie, sauf le porche en 1853, sur les plans de l’architecte niçois Joseph Vernier, reçut une nouvelle statue, en couronnement, à la fin du XIXème siècle.
Quant aux Niçois d’aujourd’hui, au minimum, et selon leur quartier, ils laissent échapper, saisis de surprise, un tonitruant "Bella Madona dóu Malounat", ou un "Bella Vierge de Laghet", quand ce ne sont pas d’autres épithètes, bien plus sacrilèges et moins choisis..., qui témoignent pourtant d’une omniprésence évidente.
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Lauda en onour de la miracouloua Vierge de Fenestro
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Louange en l’honneur de la Miraculeuse Vierge de Fenestre
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Ch’ario de Paradis, Che Maesta Divino, La bellesso eblouis, La Bonta se devino, Sias coronado :
Tenes lou Monde en man, Sus dal trono assettado, Riges lou vuostre Enfan... Aven la tradission, De païre en fieu passado ; L’antico tradission, D’un pergamin firmado, Che vuostre image, Es de man de san Luc ; Cu cerco davantage Si rompe en van lou suc... Es luen de San Martin Lou sant vuostre ermitage, Tres ouro de camin, Per de baùs e bouscage, Mai per miegio ouro Noun avès a l’entour De vuostro demouro Che d’erbetto e de flour...
Vierge, maire de Dieù De novel vous saludi Vous place e al vuostre Fieù,
Son tous lous mieus estudi, E pi che parti, Fes tornar a maison, Per che mai non m’escarti Dal camin de rèson... |
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Quel air de Paradis, Quelle Majesté Divine, La beauté éblouit, La bonté se devine. Vous êtes couronnée : Vous tenez le monde dans votre main, Assise sur le trône, Vous soutenez votre Fils. Nous avons la tradition, De père en fils transmise, L’antique tradition Par un parchemin attestée Que votre image Est de la main de Saint-Luc ; Qui cherche davantage En vain se torture l’esprit... Il est loin de Saint-Martin Votre saint ermitage. Trois heures de marche Par des rochers et des bois, Mais pour une demi-heure, Vous n’avez à l’entour De votre demeure Que de l’herbe fine et des fleurs... Vierge, mère de Dieu, De nouveau je vous salue, Vous plaire et plaire à votre Fils, Sont l’objet de tous mes soins, Et puisque je pars, Faites que je rentre chez moi Afin que jamais je ne m’écarte De la voie de la raison... |
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