 |

Textes en niçois
|
|
|
|
 |

L’Occitan désigne l’ensemble des dialectes issus de la vieille "langue d’oc" médiévale.
Le Niçois ou Nissart est considéré comme l’un d’entre eux. Il est, certes, étroitement lié au Provençal et au Languedocien, dialectes constituant ce que les spécialistes désignent sous le nom "occitan moyen", mais il est, cependant, resté profondément roman.
L’histoire tumultueuse de Nice et ses nombreuses invasions ont influencé le dialecte niçois, qui a su intégrer le vocabulaire ligure puis romain, provençal, piémontais, italien et enfin français, sans pour autant perdre son identité.
La période de domination romaine a cependant été la plus marquante de son évolution. En effet, le niçois emprunte énormément au bas latin des légions romaines. Certains mots sont restés purs et identiques. La conservation de l’accent tonique latin est une de ses particularités par rapport aux parlers d’oc, qui ont perdu leurs racines latines au profit du provençal.
Les frontières naturelles du Comté de Nice, à savoir les Alpes, la mer et le Var, ont été garantes de la pérennité de sa langue dans sa forme romane la plus pure. La population locale a également conservé une articulation très personnelle des sons qui passent par la voix et la langue : le niçois a été la seule langue pratiquée jusqu’au début du XXème siècle, bien que les langues officielles aient été successivement l’italien (du 16ème à 1860) et le français (depuis 1860). La personnalité, l’originalité et l’"archaïsme" du dialecte niçois en ont fait ses titres de noblesse. Ainsi, son enseignement est-il autorisé dans les collèges, lycées et universités au même titre que les autres langues issues du latin.
Il a sa propre grammaire, sa littérature et une longue et riche histoire. Sa graphie a évolué en fonction de la culture dominante : jusqu’au 17ème siècle, le niçois s’écrit comme les autres langues d’Oc; du 17ème au 19ème, la graphie est influencée par l’italien. Au début du 20ème siècle, les niçois se rallient à la graphie provençale mistralienne, malgré la tentative de Pierre ISNARD de créer une graphie niçoise particulière. Aujourd’hui, les créateurs en langue niçoise utilisent soit la graphie mistralienne, soit la graphie occitane remise à l’honneur depuis 30 ans.
Les différentes associations de Traditions et Cultures du Comté de Nice, soucieuses de protéger leur patrimoine culturel se sont regroupées en une Fédération dont le but est de défendre et promouvoir le Nissart et les parlers du Comté de Nice face, notamment, au provençal.
Depuis le 15ème siècle, la langue niçoise a évolué dans sa graphie et son vocabulaire.
|
|
|
|
 |
|
|
|
 |