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Un territoire sensible avec des éléments structurant l’urbanisation
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Crêtes, versants et vallons sont représentatifs du territoire et du paysage de Nice. Avec leurs lignes de crêtes affirmées, les collines forment un amphithéâtre qui domine la mer. Les vallons se dirigeant pour la plupart vers le littoral sont surplombés de versants aux pentes souvent très raides (> 40%). Majoritairement, ces versants sont cultivés ou couverts de boisements. Immeubles et maisons se sont d’ailleurs implantées plutôt sur les crêtes ou dans les fonds de vallon. Les pentes, parfois supérieures à 60%, ne sont pas toujours un frein à l’urbanisation, mais entraînent des coûts de construction importants, avec des solutions techniques lourdes (murs des soutènements, terrassements, voies en lacets...). La tentation est forte de dépasser les contraintes techniques, devant l’importante demande, et de construire aujourd’hui, au risque de nuire à la qualité et à l’harmonie du paysage niçois. |
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Les restanques, emblèmes du paysage et de l’héritage rural
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Les restanques, qui parcourent les collines niçoises datent du XVIIIème et du XIXème siècles. Elles sont à sauvegarder, non seulement parce qu’elles participent à l’identité niçoise, mais aussi parce que ce type d’aménagement des versants limite les glissements de terrain. Leur retrouver un usage permettrait de lutter contre le développement des friches, mais aussi contre l’incendie et l’érosion des sols. |
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Une agriculture de qualité à revaloriser
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Autrefois, Nice faisait partie des grandes villes les plus agricoles de France, avec des filières emblématiques (vigne, olivier, horticulture...) aujourd’hui reconnues par 2 AOC (olives de Nice, vins de Bellet). Cette activité agricole participait largement à la qualité du paysage des collines et à l’entretien des terrasses. Même si cette agriculture traditionnelle de qualité est maintenue, elle est aujourd’hui moins présente, favorisant le développement de friches. La charte pour le développement durable de l’agriculture périurbaine signée en 2003, vise à une revitalisation de cette activité au travers d’actions fortes (tourisme agricole, accueil des jeunes agriculteurs...). |
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Une poussée de l’urbanisation à maîtriser
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Les collines surplombant le centre urbain de Nice sont depuis les années 1970, soumises à un équilibre fragile entre activités agricoles traditionnelles, espaces naturels remarquables et pressions foncières. |
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Elles ont ainsi connu les plus fortes progressions démographiques, à l’inverse des quartiers centraux, devenus moins attractifs. Malgré ce développement urbain important, les densités de population sur les collines demeurent relativement faibles, leur relief rendant difficile la réalisation des trames régulières des quartiers centraux. On peut distinguer 3 zones à l’ouest de la Ville : |
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Les quartiers les plus proches du littoral (Fabron et Caucade) déjà largement urbanisés ;
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Les quartiers de la seconde couronne, répartis autour des quartiers centraux, en progression constante ;
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Les quartiers des collines nord ouest (Bellet et Crémat), encore préservés.
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Cette urbanisation diffuse, qu’il convient de contrôler dans le respect du cadre paysager, rend souvent difficile la gestion quotidienne (transports en commun et scolaires, ramassage des ordures...). |
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Un territoire attractif mais avec des contraintes d’équipements
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Les collines ont attiré de nombreuses familles, qui viennent y chercher plus d’espace, mais aussi un autre mode de vie. Toutefois, si la fonction dominante des collines est résidentielle, la production d’équipements n’a pas suivi le même rythme que l’extension de l’urbanisation. Equipements publics, structures commerciales, de services... |
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Le déficit est sensible dans les quartiers les plus éloignés. Ils sont le plus souvent concentrés dans des espaces stratégiques (centralités relais), villages et hameaux qui rassemblent l’essentiel des activités de proximité (Saint Antoine de Ginestière, Saint Roman de Bellet, Saint Pancrace, Caucade, Saint Isidore). Le niveau d’exigence en équipements publics sur le territoire collinaire et dans le centre urbain, où la densité de population reste la plus forte, ne peut et ne doit pas être le même. Il convient donc de renforcer, voire de préserver des “centralités relais” pour une gestion économe de l’espace en évitant l’éparpillement des équipements publics sur un territoire trop étendu. |
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Collines, des déplacements à optimiser |
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Un réseau de voirie de moins en moins adapté
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La desserte des collines s’accroche sur les grands axes structurants (A8, AUS, RN 7, RN 98, RN 202...). Des voies secondaires (Chemin des serres, avenues de la Lanterne, de Gambetta, RD714...) assurent la transition avec les quartiers centraux. Toutefois, la desserte fine des collines est assurée par un réseau de voirie, hérité des chemins ruraux, suivant les vallons et raccordés aux crêtes par des lacets aux virages multiples. L’urbanisation récente est venue se greffer sur ce système traditionnel, souvent mal adapté aux nouveaux besoins des résidents (largeurs de voies insuffisantes, manque de liens entres collines, dangerosité, manque de capacité de stationnement, difficulté d’accès pour les transports en commun...). De fait, l’éloignement des services de première nécessité accentue l’usage de la voiture. Les carrefours de liaison avec les quartiers centraux s’en trouvent congestionnés. De plus, on constate souvent des déplacements “parasites” dans les collines, liés au transit vers les communes du moyen pays ou la plaine de Var. Bassin de population important et lieu touristique, le système collinaire nécessite une remise à niveau de son réseau de voirie. |
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Un enjeu connexe, le développement des déplacements alternatifs à la voiture
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Le développement des transports en commun et des modes alternatifs à la voiture constitue une piste de développement dans ces secteurs. En effet, on constate peu d’aménagements de trottoirs ou pistes cyclables. |
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