La relation de Nice à la mer a longtemps été purement utilitaire et souvent empreinte de crainte. L’utilité réside dans la pêche, peu productive du fait de la profondeur des fonds et dans le commerce, accueilli des origines au XVIIIe siècle dans l’anse des Ponchettes, dépourvue d’installations portuaires fixes. Quant à la crainte, outre la violence et la soudaineté des tempêtes en Méditerranée, elle repose aussi beaucoup sur l’omniprésence des corsaires, qu’ils soient chrétiens (génois, provençaux, monégasques ou catalans) ou barbaresques.