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Des expositions sur les milieux naturels de tous les continents, des animations, visites guidées et conférences ainsi que des collections en zoologie, botanique et géologie, véritable mémoire de la nature méditerranéenne.
C’est à Jean-Baptiste Barla, botaniste mycologue, que le Muséum doit des séries uniques : 7.000 champignons moulés et aquarellés par Vincent Fossat, des milliers de parts d’herbiers, près de 1.500 poissons séchés et une bibliothèque très riche.
L’aquarelliste Vincent Fossat réalisa plus de 4.000 planches de botanique portant sur la flore de Nice, 2.500 plans de champignons et 360 modèles de poissons de la Méditerranée.
Depuis, tous les types de collections (Zoologie, Botanique et Géologie), ont connu un enrichissement considérable grâce à des dons, legs, achats, récoltes des personnels scientifiques.
Présentation exceptionnelle des répliques des trésors de la couronne de France
28 NOVEMBRE 2011 - 1er AVRIL 2012
De par leur richesse historique et systématique, les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris recèlent de nombreux trésors connus mais d’autres qui le sont beaucoup moins.
Lors d’un récolement en 2007, un bien curieux modèle en plomb gris et partiellement altéré fut repéré par François Farges, minéralogiste, dans les collections de diamants du Muséum. Quel était cet étrange objet, remarquable par sa grosseur (30x25mm) et sa forme en coeur tout à fait originale ? Une fois le poids de plomb converti en poids de diamant, il s’avérait que cet étrange spécimen pesait presque 69 carats, représentant ainsi un très grand diamant. Seul un diamant mythique pouvait avoir ce poids et cette taille en coeur : le grand diamant bleu de Louis XIV.
Après de maintes recherches dans les archives, les premières suspicions se confirmèrent : on avait retrouvé la trace du plus grand diamant de la couronne de France sous Louis XIV et, de surcroît, le plus gros diamant jamais trouvé à ce jour. Hélas, ce diamant avait été volé sous la Révolution et personne ne sut ce qu’il advint. Durant le XXe siècle, deux diamants bleus revendiquent la paternité royale française : un russe (le Terenschenko) et un américain (le Hope). La comparaison des trois diamants va permettre d’identifier, qui du russe ou de l’américain, est l’avatar actuel du diamant bleu français.
Le diamant français perdu renaîtra alors grâce à la magie du virtuel : le diamant bleu ramené des Indes en 1868 fut recréé sur ordinateur ainsi que le cristal naturel qui en était issu, âgé d’environ deux milliards d’années. La retaille de ce diamant fut simulée de manière à ce que le grand diamant bleu soit recréé tel que Louis XIV l’avait voulu. Un des plus beaux chefs-d’oeuvre du Grand Siècle était ainsi retrouvé. Le diamant avait été taillé à l’image du roi soleil et symbolisait son pouvoir absolutiste. Encore plus étonnant, le diamant était un parti-pris scientifique, héliocentriste et théologique tellement incroyable qu’il fut réservé au cabinet de curiosités du roi.
Une fois le diamant bleu de Louis XIV reconstitué, un célèbre joaillier de Genève, Herbert Horovitz, qui détenait une aquarelle historique de cette parure, a entrepris en 2010 de recréer le plus mythique des bijoux jamais produits en France : la grande Toison dite de la parure de couleur de Louis XV. Chef-d’oeuvre lui-même composé de chefs-d’oeuvre, cette pièce monumentale est le "Saint Graal" des bijoutiers et orfèvres car il est fondateur de la grande joaillerie française telle qu'on la connaît de nos jours.
Aimablement prêtée par Herbert Horovitz, cette reconstitution grandeur réelle est troublante de vérité, avec ses pierreries éclatantes en Zirconium et pâte de verre, avec en son centre, la réplique du fameux Diamant bleu.
Dans sa présentation, cette exposition allie géologie, gemmologie,minéralogie, cristallographie,mais aussi histoire de l’art, politique, pouvoir et religion.

